Le feuilleton judiciaire autour de la disqualification des candidatures de Booto et Kikuni à la présidence de la Ligue nationale de football (Linafoot) prend une nouvelle tournure. La Commission de recours maintient fermement sa position et exige l’application intégrale de sa décision, mettant ainsi la Commission électorale face à ses responsabilités.
Une décision irrévocable
La Commission de recours, s’appuyant sur l’article 10, point 4 du Code électoral, rappelle que ses décisions sont définitives et ne peuvent être remises en cause que par le Tribunal arbitral du sport (TAS). Elle dénonce ainsi la publication d’une liste électorale incomplète par la Commission électorale, une situation qu’elle juge irrégulière et contraire aux textes en vigueur.
« On ne peut pas aller en campagne ni aux élections tant que la décision de la Commission de recours n’a pas été pleinement appliquée », affirme un responsable de l’instance.
La FECOFA convoque les parties prenantes
Face à cette impasse, la Fédération congolaise de football association (FECOFA) a convoqué, ce lundi, les différentes parties prenantes – candidats et commissions concernées – pour tenter de trouver une issue au conflit. Toutefois, le président de la Commission de recours a maintenu une position intransigeante, rappelant que la Commission électorale a outrepassé ses prérogatives en ne respectant pas pleinement la décision rendue.
Dans ce contexte, la Commission de recours a déjà saisi les instances internationales pour dénoncer ce qu’elle qualifie d’abus de pouvoir. Une crise semble inévitable si la Commission électorale ne se conforme pas aux décisions rendues. Désormais, seule l’intervention du TAS ou de la FIFA pourrait trancher ce litige et permettre au processus électoral de reprendre son cours normal.
Vers une impasse institutionnelle ?
La situation actuelle pose la question de la gouvernance du football congolais et du respect des instances de régulation. Si la Commission électorale persiste dans sa position, elle risque d’ouvrir un bras de fer juridique dont l’issue pourrait se jouer sur la scène internationale.
En attendant, les acteurs du football national restent suspendus à la décision que prendra la Commission électorale. La stabilité du processus électoral en dépend.
Gullith BASAKISA