Un traitement jugé inégalitaire
De nombreux Congolais ont exprimé leur incompréhension et leur indignation face à cette décision, qu'ils perçoivent comme un traitement de faveur accordé aux étrangers au détriment des nationaux. Ils pointent du doigt l'inégalité de traitement entre les Américains, dont la peine a été commuée, et les Congolais impliqués dans le même coup d'État, qui purgeront la totalité de leur peine.
Des internautes ont également souligné l'absence de réciprocité, déplorant le fait que les Congolais condamnés aux États-Unis pour des délits moins graves ne bénéficient d'aucune clémence.
Des motivations diplomatiques ?
Certains observateurs estiment que cette décision du président Tshisekedi est motivée par des considérations diplomatiques, visant à s'attirer les faveurs des États-Unis dans le contexte de la crise sécuritaire qui secoue l'est de la RDC. Ils établissent un parallèle avec la libération du citoyen belge Jean-Jacques Wondo, qui avait conduit à un rapprochement entre la RDC et la Belgique.
Une décision qui divise
Si certains Congolais comprennent la décision du chef de l'État, invoquant son pouvoir discrétionnaire et citant l'exemple de grâces présidentielles accordées aux États-Unis, d'autres y voient une preuve de la faiblesse de l'État congolais face aux puissances étrangères.
Un coup d'État manqué qui suscite toujours des interrogations
Le coup d'État manqué de mai 2024, marqué par des pertes en vies humaines et des attaques contre des institutions clés, continue de susciter des interrogations. Certains analystes politiques avaient à l'époque émis des doutes sur la crédibilité de cette opération, évoquant un "simulacre de coup d'État" orchestré par le régime en place.
Cette grâce présidentielle accordée aux citoyens américains risque d'alimenter davantage les spéculations et de raviver les débats autour de cette affaire.
Rédaction