Type Here to Get Search Results !

Grâce présidentielle aux Américains : indignation et incompréhension

Kinshasa, le 2 avril 2025 - L'annonce, mardi, de la porte-parole du président Félix Tshisekedi, Tina Salama, concernant la commutation de la peine de mort en servitude pénale à perpétuité pour trois citoyens américains, Marcel Malanga Malu, Taylor Christa Thomson et Zalman Polun Benjamin, impliqués dans le coup d'État manqué de mai 2024, a suscité une vague de réactions controversées en République démocratique du Congo.


Un traitement jugé inégalitaire


De nombreux Congolais ont exprimé leur incompréhension et leur indignation face à cette décision, qu'ils perçoivent comme un traitement de faveur accordé aux étrangers au détriment des nationaux. Ils pointent du doigt l'inégalité de traitement entre les Américains, dont la peine a été commuée, et les Congolais impliqués dans le même coup d'État, qui purgeront la totalité de leur peine.

Des internautes ont également souligné l'absence de réciprocité, déplorant le fait que les Congolais condamnés aux États-Unis pour des délits moins graves ne bénéficient d'aucune clémence.


Des motivations diplomatiques ?


Certains observateurs estiment que cette décision du président Tshisekedi est motivée par des considérations diplomatiques, visant à s'attirer les faveurs des États-Unis dans le contexte de la crise sécuritaire qui secoue l'est de la RDC. Ils établissent un parallèle avec la libération du citoyen belge Jean-Jacques Wondo, qui avait conduit à un rapprochement entre la RDC et la Belgique.


Une décision qui divise


Si certains Congolais comprennent la décision du chef de l'État, invoquant son pouvoir discrétionnaire et citant l'exemple de grâces présidentielles accordées aux États-Unis, d'autres y voient une preuve de la faiblesse de l'État congolais face aux puissances étrangères.


Un coup d'État manqué qui suscite toujours des interrogations


Le coup d'État manqué de mai 2024, marqué par des pertes en vies humaines et des attaques contre des institutions clés, continue de susciter des interrogations. Certains analystes politiques avaient à l'époque émis des doutes sur la crédibilité de cette opération, évoquant un "simulacre de coup d'État" orchestré par le régime en place.

Cette grâce présidentielle accordée aux citoyens américains risque d'alimenter davantage les spéculations et de raviver les débats autour de cette affaire.


Rédaction

Tags

Enregistrer un commentaire

0 Commentaires
* Please Don't Spam Here. All the Comments are Reviewed by Admin.

Below Post Ad