Kisangani, le 14 mars 2025 - Dans une démarche visant à renforcer la cohésion nationale et à mobiliser la population contre l'agression rwandaise, la Ministre de l'Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU), Marie-Thérèse Sombo, a lancé officiellement à Kisangani le recrutement d'étudiants paramilitaires.
Après une visite à Isangi, où elle a appelé à l'unité nationale, la ministre a poursuivi sa mission à Kisangani, réitérant l'appel du chef de l'État, Félix-Antoine Tshisekedi, à la vigilance face à la manipulation ennemie. Elle a également salué le statut de champion de la masculinité positive du président, demandant le soutien des femmes du pays.
Le point culminant de sa visite a été le lancement du recrutement d'étudiants qui rejoindront les Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC) pour protéger l'intégrité territoriale. Cette initiative s'inscrit dans le cadre d'un « front scientifique » lancé par le ministère de l'ESU, visant à mobiliser l'intellect congolais contre les forces déstabilisatrices.
Ce recrutement intervient dans un contexte de tensions persistantes dans l'est de la RDC, où le gouvernement fait face à des groupes armés soutenus par le Rwanda. L'implication des étudiants dans la défense du pays marque une étape importante dans la mobilisation nationale.
La ministre Sombo a souligné l'importance de l'unité et de la cohésion face à l'adversité, appelant la population de la Tshopo à se mobiliser aux côtés des FARDC. Elle a également insisté sur le rôle crucial de l'enseignement supérieur dans la formation de citoyens engagés et responsables.
Cette initiative a suscité des réactions mitigées. Certains saluent l'engagement patriotique des étudiants, tandis que d'autres s'interrogent sur les implications de cette militarisation de l'enseignement supérieur. Le gouvernement congolais espère que cette mobilisation renforcera la capacité de défense du pays et enverra un message fort aux agresseurs.